vendredi, avril 4, 2025

Union et AfD en compétition serrée selon le sondage ARD-DeutschlandTrend

Une coalition SPD-Union est envisagée par la majorité des Allemands, bien que l’Union perde du terrain face à l’AfD. Les récents événements aux États-Unis suscitent des inquiétudes économiques, incitant 68 % des citoyens à souhaiter des tarifs douaniers plus élevés sur les produits américains. Alors que l’Union connaît une baisse dans les sondages, le SPD reste stable. Les Allemands soutiennent des réformes fiscales, le maintien de l’âge de départ à la retraite et se montrent favorables à des procédures d’asile hors UE.

Les Perspectives Politique en Allemagne

Une majorité des citoyens allemands envisagent la formation d’une coalition entre le SPD et l’Union. Toutefois, cette dernière semble perdre de son élan, probablement à cause du changement de cap en matière de politique budgétaire initié par Merz, le chef de la CDU. Selon les derniers sondages, l’Union n’est plus qu’un peu devant l’AfD.

Les événements récents aux États-Unis, tels que le retrait présumé d’Elon Musk en tant que conseiller de Donald Trump et l’annonce de nouveaux droits de douane, suscitent des inquiétudes en Allemagne. Les Allemands craignent que ces mesures nuisent à leur économie, tout en exprimant leur désir de ne pas rester passifs face à la politique américaine. Environ 68 % d’entre eux souhaitent que l’Union Européenne impose des tarifs douaniers plus élevés sur les produits américains en réponse.

Les Tendances dans les Préférences Électorales

Dans le paysage politique actuel, l’Union subit une baisse par rapport au mois dernier, avec la CDU/CSU affichant 26 % des intentions de vote, soit une baisse de 3 points, atteignant son niveau le plus bas depuis octobre 2022. L’AfD, quant à elle, connaît une remontée, atteignant 24 % (+3). Le SPD se maintient à 16 %, tandis que le parti des Verts est à 11 % (-1). La Gauche connaît une légère progression à 10 % (+1), tandis que le BSW (-1) s’éloigne du seuil d’entrée au parlement, tout comme le FDP, actuellement à 4 % (+1).

Les raisons de la baisse de popularité de l’Union semblent liées à son changement de stratégie concernant le frein à l’endettement. Merz a justifié ce revirement en raison d’une nouvelle situation politique après des événements à la Maison Blanche, mais seulement 27 % des électeurs jugent cette explication crédible, tandis que 68 % la trouvent peu convaincante.

Les opinions sur les figures clés de la coalition noir-rouge évoluent. La popularité de Friedrich Merz est en déclin, avec un taux d’approbation de 25 %, bien en dessous de son niveau précédent. En revanche, le chef du SPD, Lars Klingbeil, voit sa cote de satisfaction grimper à 35 %, tandis que Saskia Esken, la présidente du SPD, ne recueille que 13 % d’approbation. Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, demeure le seul à bénéficier d’une approbation majoritaire avec 60 %.

Les électeurs expriment leur scepticisme quant à la capacité de Merz à initier un changement significatif en Allemagne. Actuellement, les dirigeants des partis CDU, CSU et SPD explorent les possibilités de compromis sur des questions encore litigieuses. Cette volonté de négociation est largement soutenue par la population, avec 82 % des citoyens affirmant qu’ils considèrent cela comme essentiel pour la démocratie et la formation de coalitions.

Alors que des divergences subsistent entre le SPD et l’Union sur plusieurs sujets, notamment fiscaux, une majorité des Allemands (69 %) soutient l’idée d’un impôt sur les grandes fortunes proposé par le SPD. En parallèle, les propositions de l’Union d’abolir la contribution de solidarité sont jugées positives par 39 %, mais plus de la moitié des sondés (52 %) les rejettent.

En matière de retraites, 85 % des Allemands estiment qu’il serait inacceptable d’augmenter l’âge de départ à 67 ans. Sur la question de la migration, 64 % des répondants se montrent favorables à l’introduction de procédures d’asile dans des pays hors de l’UE. Enfin, une légère majorité (53 %) soutient l’idée d’une limitation de vitesse sur les autoroutes à 130 km/h, tandis que 42 % s’y opposent.

Enfin, un autre sujet de débat demeure la réintroduction du service militaire, soutenue par l’Union, mais critiquée par le SPD. Jusqu’en 2011, l’Allemagne avait un service militaire actif, permettant d’appeler des hommes de plus de 18 ans pour plusieurs mois dans la Bundeswehr.

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