jeudi, mars 27, 2025

Un enquêteur révèle 10 ans après le drame de Germanwings que l’accident de montagne n’était PAS dû à un pilote « suicidaire »

Le crash de l’avion de Germanwings en 2015, causé par le copilote Andreas Lubitz, a fait 150 victimes. Bien que l’enquête ait conclu à un acte de meurtre-suicide, la famille Lubitz conteste cette version. Tim van Beveren, expert en aviation, examine les rapports pour prouver son innocence, soulevant des questions sur la santé mentale d’Andreas et d’éventuels problèmes techniques. Cette tragédie demeure un sujet de débat sur la responsabilité et les conclusions de l’enquête.

Un Drame Aérien Inoubliable

Le crash de l’avion de Germanwings reste gravé dans les mémoires comme l’une des tragédies aériennes les plus marquantes. Le copilote, Andreas Lubitz, a plongé un Airbus A320 dans les Alpes françaises, entraînant la mort des 150 personnes à bord. Presque une décennie s’est écoulée depuis cet événement tragique, mais la famille d’Andreas remet en question sa culpabilité dans cette catastrophe. Pour explorer cette affaire complexe, ils ont fait appel à Tim van Beveren, un expert en aviation, afin d’examiner les rapports et de rechercher des éléments pouvant prouver l’innocence de leur fils. Dans cette analyse, Tim partage des révélations exclusives et des échanges récents avec la famille Lubitz.

Les Événements du 24 Mars 2015

Le 24 mars 2015, à 10h40, le contrôle aérien a été informé que l’avion, en route de Barcelone vers Düsseldorf, avait commencé une descente rapide et avait perdu tout contact radio. L’avion a percuté le sol près du village de Prads-Haute-Bléone à une vitesse de 400 mph, tuant tous ceux qui se trouvaient à bord, y compris le copilote de 27 ans, Andreas Lubitz. Malgré les efforts des secouristes, le terrain difficile a rendu l’accès à la scène délicat, et il était évident que l’impact avait été dévastateur. Les débris retrouvés étaient réduits à la taille d’une petite voiture et la boîte noire, essentielle pour comprendre les dernières minutes du vol, a révélé des enregistrements audio troublants du cockpit, incluant des cris désespérés et des supplications du capitaine.

Les mois suivants, le Bureau d’enquête et d’analyse de la sécurité de l’aviation civile (BEA) a mené une enquête approfondie sur les causes de cette tragédie. Leur rapport de 2016 a conclu que le copilote avait intentionnellement écrasé l’avion dans un acte de meurtre-suicide. Les enquêteurs ont noté qu’Andreas avait contourné le système de verrouillage du cockpit pendant que le capitaine s’absentait, prenant ainsi le contrôle de l’appareil. Le rapport a également mis en lumière des problèmes de santé mentale non divulgués par Lubitz, suggérant qu’il n’était pas apte à piloter. En conclusion, ils ont déterminé que la collision avec le sol résultait d’une action délibérée et planifiée de sa part.

La famille d’Andreas est restée silencieuse jusqu’à une conférence de presse en 2017, où Tim a présenté ses recherches avec Gunther, le père d’Andreas. Gunther a exprimé que leur fils était un jeune homme joyeux, et que la vision médiatique le présentant comme un meurtrier de masse était insupportable. Il a également révélé qu’Andreas avait souffert de dépression six ans avant l’accident, mais qu’il avait surmonté cette épreuve. Tim a déclaré qu’il était difficile pour la famille de consulter les dossiers d’enquête, qui contenaient des milliers de pages. Il a aussi partagé son engagement à mener ses recherches de manière objective, prêt à découvrir la vérité, quelle qu’elle soit.

Au moment de la tragédie, la famille Lubitz a été mise sous protection policière, sans accès aux nouvelles. Pendant ce temps, Tim a commencé à examiner les rapports d’enquête. Il a critiqué l’enquête initiale, arguant que les enquêteurs se concentraient uniquement sur la santé mentale d’Andreas, négligeant d’autres pistes potentielles. Tim a également avancé que des problèmes techniques concernant l’avion auraient pu être en cause, ainsi que l’exposition d’Andreas à des fumées toxiques pouvant affecter son comportement. Ces révélations soulèvent des questions sur l’attribution de la responsabilité dans ce drame aérien et remettent en question les conclusions hâtives tirées par les enquêteurs.

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