jeudi, avril 3, 2025

Titre : Long-Covid : L’impact financier dévastateur sur la vie d’une patiente malade

Sara, 58 ans, raconte comment le Long Covid a bouleversé sa vie après une carrière prometteuse dans une entreprise pharmaceutique. Diagnostiquée avec un syndrome de fatigue chronique après avoir contracté le virus en 2020, elle fait face à des défis de santé et des complications administratives liées à son assurance maladie. Malgré une lutte pour obtenir des indemnités et la reconnaissance de sa condition, sa détermination demeure intacte alors qu’elle navigue à travers ces obstacles.

Le parcours de Sara : Une vie bouleversée par le Long Covid

Il fut un temps où Sara menait une existence épanouie. En 2016, elle a été recrutée par le département financier d’une grande entreprise pharmaceutique internationale, attirée par un salaire alléchant. Son objectif était clair : relancer sa carrière tout en épargnant pour une retraite anticipée. Pendant son temps libre, elle profitait de la nature en pratiquant divers sports et en s’aventurant en montagne.

Aujourd’hui, à 58 ans, Sara évoque cette période comme étant d’un autre monde. Bien qu’elle puisse être très loquace lors de bonnes journées, elle sait que sa condition est fragile et qu’un nouvel « effondrement » est toujours à l’horizon. En effet, Sara est atteinte de Long Covid. Les échanges qui dépassent vingt minutes l’épuisent considérablement, un des nombreux symptômes de sa maladie. Ces moments de fatigue intense la clouent au lit pendant des jours.

Cette maladie a infiltré sa vie comme un colocataire indésirable, l’empêchant de travailler depuis un certain temps. Le parcours de Sara illustre bien comment une maladie peut mener non seulement à des « crashs » de santé, mais aussi à une chute financière significative.

Le diagnostic et ses conséquences

En mars 2020, la Suisse a été touchée par le virus Corona, entraînant un confinement général. C’est durant cette période que Sara a contracté le Covid-19, faisant partie des premiers cas. Bien qu’elle ait rapidement récupéré, des mois plus tard, elle a commencé à souffrir de maux de tête, de troubles de la concentration et d’une fatigue chroniques. Plusieurs consultations médicales ont suivi, menant à un diagnostic de burn-out et à un traitement par antidépresseurs.

Malgré les épisodes dépressifs, ses symptômes n’étaient pas uniquement attribuables à cela. Son psychiatre a suspecté un syndrome de fatigue chronique (ME/CFS), souvent déclenché par des infections virales comme celle du Covid-19. Ce diagnostic a été confirmé par des examens à l’hôpital universitaire de Zurich, mais la maladie reste difficile à détecter par les méthodes traditionnelles, laissant de nombreux médecins perplexes face aux symptômes de Sara.

Recevoir un diagnostic a été un soulagement pour Sara, mais elle se sentait encore démunie en raison des complications administratives qui ont suivi. Malgré la reconnaissance de sa maladie, elle a dû faire appel à des avocats pour que ses assurances prennent en charge ses frais médicaux.

Les défis de l’assurance maladie et de l’IV

Lorsque l’on est malade, l’assurance de l’employeur est censée couvrir 80 % du salaire pendant deux ans. Cependant, les compagnies d’assurance cherchent souvent à minimiser leurs paiements. Cela est particulièrement vrai pour les maladies psychiques ou les affections comme le Long Covid, où un deuxième avis médical est souvent exigé après quelques mois d’arrêt.

Dans le cas de Sara, son assurance maladie a demandé une consultation chez une psychiatre spécialisée. Ce qui a suivi a été un choc : le rapport de la psychiatre préconisait une augmentation progressive de son temps de travail, malgré son état de santé critique. Sara a ressenti une profonde injustice, car ses douleurs physiques n’étaient pas prises en compte dans ce rapport.

Pour contester cette décision, Sara a engagé une avocate spécialisée en droit des assurances sociales. Grâce à son intervention, les indemnités journalières de Sara ont finalement été versées, lui permettant de faire face à ses difficultés financières.

Parallèlement à cela, Sara a également dû naviguer dans le processus de l’IV, qui a pris du temps. Lorsqu’elle a demandé à être déclarée capable de travailler à 20 %, elle a été confrontée à de nouvelles exigences qui lui ont coûté beaucoup d’énergie. Le chemin a été semé d’embûches, mais la détermination de Sara à obtenir la reconnaissance et le soutien dont elle avait besoin n’a jamais faibli.

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