dimanche, avril 6, 2025

Titre : Identifiez-vous comme un alcoolique fonctionnel ? Décryptez votre comportement et les risques pour vos proches.

Les habitudes de consommation d’alcool peuvent en dire long sur la santé d’une personne. Cet article explore 10 profils de buveurs et les risques associés à chacun, allant des buveurs à haute fonction aux buveurs situationnels. Elizabeth Walker, coach en rétablissement, souligne l’influence des expériences passées sur ces comportements. La consommation excessive d’alcool peut entraîner de graves conséquences sur la santé physique et émotionnelle, avec un nombre croissant de décès liés à l’alcool au Royaume-Uni.

Que vous soyez plutôt du type à savourer un « verre de vin pendant le dîner » ou à partager « quelques pintes au pub avec des amis », vos habitudes de consommation d’alcool peuvent révéler des informations importantes sur votre santé.

Pour certains, l’alcool peut s’immiscer dans leur quotidien, engendrant des conséquences dévastatrices sur leur travail, leur vie familiale, leurs relations, ainsi que leur santé, et augmentant les risques de maladies comme la pancréatite, les affections hépatiques, les AVC et même le cancer.

D’après les données récentes du Bureau des statistiques nationales (ONS), environ 400 Britanniques de plus ont perdu la vie en 2023 à cause de causes liées à l’alcool, portant le total à 10 473 décès, comparé à 10 048 l’année précédente. C’est la plus forte augmentation d’une année sur l’autre depuis le début des enregistrements.

Cependant, identifier une dépendance à l’alcool peut s’avérer plus complexe que ce que l’on pourrait penser.

Le type de buveur que vous êtes peut fournir des indices sur un éventuel problème d’alcool.

Elizabeth Walker, coach en rétablissement et fondatrice de The Empowerment Warrior, explique que « nos expériences d’enfance, notre conditionnement social et les croyances que nous adoptons au fil du temps influencent toutes nos habitudes de consommation d’alcool. »

Elle ajoute : « Si une personne a grandi en percevant l’alcool comme un moyen d’échapper au stress, ou si elle pense que cela la rend plus amusante, plus confiante ou plus détendue, elle sera plus encline à s’y fier. »

Dans cet article, Elizabeth présente 10 profils de buveurs, ainsi que les facteurs de risque associés à chacun. Êtes-vous l’un d’eux ?

1. Le buveur à haute fonction

Ces individus, selon Elizabeth, sont « manifestement accomplis, remplissant leurs obligations, ayant l’air confiants et maîtrisant leur vie, mais comptant sur l’alcool comme un moyen de faire face. »

« Ils justifient souvent leur consommation d’alcool en raison de leurs succès professionnels ou personnels. »

RISQUES : « Étant donné que leur consommation d’alcool ne « détruit » pas visiblement leur existence, il leur est facile de rester dans le déni. Cela peut cependant éroder progressivement leur bien-être émotionnel, leur estime de soi et leur santé physique. »

2. Le buveur occasionnel

Avez-vous tendance à trop boire de temps à autre ?

Elizabeth précise : « Les buveurs occasionnels peuvent passer des jours ou même des semaines sans consommer d’alcool, mais lorsqu’ils le font, ils ont tendance à excéder les limites, ce qui peut provoquer des comportements regrettables. »

« Ils pensent souvent ne pas avoir de problème simplement parce qu’ils s’accordent des « pauses » entre leurs sessions. »

RISQUES : « Prendre des décisions imprudentes sous l’influence, ressentir des effets physiques dus à une consommation excessive, et le risque potentiel d’une augmentation de la fréquence de consommation avec le temps. »

3. Le buveur émotionnel

L’alcool peut sembler être une solution rapide pour fuir certaines émotions.

Elizabeth explique : « Le buveur émotionnel consomme principalement de l’alcool pour engourdir des sentiments difficiles comme le stress, l’anxiété, la tristesse ou la solitude. »

« Pour eux, l’alcool devient un moyen de couper les émotions plutôt qu’un véhicule de socialisation ou de plaisir. »

RISQUES : « Dépendre de l’alcool pour gérer ou masquer les émotions complique le développement de mécanismes d’adaptation sains. »

4. Le buveur social

Pour beaucoup, il est difficile d’imaginer passer du temps avec des amis sans un verre à la main, mais cette dynamique peut parfois prendre une tournure excessive.

Elizabeth souligne que les buveurs sociaux « consomment généralement de l’alcool uniquement dans des contextes sociaux, mais ont du mal à s’arrêter une fois qu’ils commencent, se retrouvant souvent à boire davantage que prévu ou à se sentir poussés à suivre le rythme. »

RISQUES : « Difficulté à maintenir le contrôle, avec le risque que la consommation excessive devienne une habitude, en particulier dans des cercles où cela est normalisé. »

5. Le buveur autodestructeur

Si vous connaissez quelqu’un qui « boit de manière imprudente, souvent sans considérer les conséquences », il pourrait s’agir d’un buveur autodestructeur.

Elizabeth précise : « Ils peuvent consommer de l’alcool malgré de graves problèmes personnels ou professionnels, souvent désespérés ou désintéressés par leur avenir. »

RISQUES : « Ces buveurs sont les plus exposés aux dommages physiques, à l’auto-sabotage et peuvent se heurter à de graves conséquences liées à leur dépendance. »

6. Le buveur habituel

Avez-vous l’habitude de prendre un verre chaque soir sans vraiment y penser ? Si c’est devenu une routine, cela mérite réflexion.

Elizabeth indique : « Dans ce cas, boire est devenu une habitude plutôt qu’un moyen de gérer le stress ou de répondre à des pressions sociales, comme un verre de vin quotidien ou des bières après le travail. »

« Vous ne percevez peut-être pas cela comme un problème car cela fait partie intégrante de votre routine et semble ne pas avoir d’impact négatif sur votre vie. »

RISQUES : « Cela peut amener une sous-estimation de leur dépendance, rendant plus difficile la prise de conscience lorsque la consommation commence à interférer avec leur bien-être physique ou émotionnel, leur qualité de vie ou leurs relations. »

7. Le buveur situationnel

Ressentir le besoin de boire après une rupture ou un échec professionnel est compréhensible, mais cela peut avoir des conséquences.

Elizabeth explique que les buveurs situationnels « consomment beaucoup en réponse à des événements spécifiques ou à des stress de la vie, comme une rupture ou une perte d’emploi, mais leur consommation peut ne pas être excessive autrement. »

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