Rachel Reeves a annoncé des prévisions économiques décevantes lors de la déclaration de printemps, avec une croissance révisée à seulement 1 % pour cette année. Malgré l’absence de nouvelles hausses d’impôts, des réductions budgétaires de 6 milliards de livres sont prévues. Des initiatives pour stimuler la croissance, comme la construction de logements et des investissements dans la défense, sont mises en avant. Cependant, l’inflation pourrait remonter, impactant le pouvoir d’achat. Les défis budgétaires s’accumulent pour Reeves.
Mise à jour économique de Rachel Reeves : Un tableau sombre
Le jour tant attendu de la déclaration de printemps est arrivé, et Rachel Reeves a partagé les nouvelles économiques qui, hélas, ne sont pas optimistes. Les prévisions de croissance pour cette année ont été réduites de manière significative, passant à la moitié de ce qui était initialement espéré. Le dispositif mis en place par le Chancelier en octobre pour freiner l’instabilité mondiale et maintenir l’équilibre budgétaire s’est effondré, entraînant un coup de 14 milliards de livres à l’économie. Malgré les efforts du Chancelier pour présenter la situation sous un jour favorable, il est clair que le plan du gouvernement basé sur la croissance pour éviter une réduction de la taille de l’État a littéralement volé en éclats. Les chiffres révèlent que la croissance ne sera que de 1 % cette année, avec des prévisions modérées de 1,9 % l’année prochaine et 1,8 % d’ici la fin du mandat parlementaire. Ces chiffres sont insuffisants pour éviter des décisions difficiles et impopulaires.
Les annonces clés de la déclaration de printemps
Voici les principaux points à retenir de cette déclaration :
- Aucune augmentation d’impôts prévue : Le Chancelier a clairement indiqué qu’il n’y aura pas de nouvelles hausses d’impôts, tout en promettant de lutter contre l’évasion fiscale pour récolter un milliard de livres supplémentaires.
- Révision à la baisse des prévisions de croissance : L’OBR a diminué sa prévision de croissance du PIB pour l’année prochaine, passant de 2 % à seulement 1 %.
- Réformes de planification pour stimuler la croissance : De nouvelles politiques de logement devraient augmenter le PIB de 0,6 % au cours de la prochaine décennie.
- Construction de logements : Près de 1,3 million de nouvelles maisons sont attendues sur cinq ans, marquant un niveau record de construction en 40 ans.
- Investissements en défense : Un financement supplémentaire de 2,2 milliards de livres a été confirmé pour atteindre l’objectif de défense de 2,5 % du PIB.
- Fonds d’innovation : 400 millions de livres seront alloués pour soutenir de nouvelles technologies comme les drones et l’intelligence artificielle.
- Réforme du bien-être : Des mesures seront prises pour soutenir l’emploi et réformer le système de bien-être afin de réduire les dépenses.
- Réductions dans la fonction publique : De nouveaux programmes de sortie volontaire et des outils d’IA seront introduits pour alléger la charge gouvernementale.
Pour financer ces initiatives, le gouvernement a décidé de réduire de 6 milliards de livres les budgets des départements gouvernementaux, ce qui sera douloureux pour certains. En outre, une coupe de 5 milliards de livres dans les allocations de bien-être est également prévue. Bien que certains critiquent ces mesures en affirmant qu’elles ne suffisent même pas à affecter les paiements de prestations en hausse, le Chancelier se trouve dans une position délicate. Les députés travaillistes sont réticents à modifier ces dépenses, ce qui pourrait engendrer des conflits au sein même de son parti.
Dans l’ensemble, la mise à jour présente de nombreux signes inquiétants. Bien que l’inflation ait diminué ces deux dernières années, elle devrait remonter, atteignant potentiellement 2 % d’ici la fin du mandat parlementaire, ce qui signifiera des hausses de prix constantes. Les prévisions indiquent que l’inflation pourrait atteindre 3 % d’ici la fin de cette année, ce qui aura des répercussions sur le pouvoir d’achat des citoyens.
Rachel Reeves se retrouve dans une situation difficile. Son budget d’octobre a imposé 40 milliards de livres en hausses d’impôts, dont 25 milliards ciblant directement les employeurs, un groupe essentiel à la croissance économique. La douleur se fait déjà sentir avant même que ces augmentations ne prennent effet. De plus, l’emprunt a été augmenté de 30 milliards de livres en novembre, avec une prévision d’augmentation supplémentaire de 17 milliards de livres, une situation que les marchés financiers pourraient mal accueillir.
Dans six mois, il est fort probable que Rachel Reeves se retrouve à devoir faire face à une nouvelle réalité budgétaire. Les défis se multiplient, et elle devra trouver des solutions viables, qu’il s’agisse d’augmentations d’impôts supplémentaires ou de coupes dans les dépenses. Bien qu’elle ait tenté de faire bonne figure lors de cette déclaration, la situation économique reste préoccupante.