Opinion : Pourquoi Ottawa rationne-t-il toujours les débarquements étrangers dans nos aéroports ?

L’ouverture du ciel canadien favoriserait le commerce transfrontalier, le tourisme, les investissements et les flux de connaissances

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Par David Clément

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La qualification de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada pour la prochaine Coupe du monde au Qatar a été une grande réussite, étant donné que nous ne nous sommes pas qualifiés pour une Coupe du monde depuis 1986. Bien que ce soit un grand moment dans l’histoire du sport canadien, ce ne sera pas facile pour les fans de se rendre au Qatar pour soutenir leur équipe en personne, principalement en raison de réglementations obsolètes qui ferment notre ciel à la concurrence aérienne internationale.

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N’est-il pas étrange au 21e siècle que le nombre de vols arrivant au Canada en provenance de la plupart des pays étrangers soit encore entièrement déterminé par le gouvernement fédéral. Ce nombre, qui semble être choisi arbitrairement selon le pays en question, n’est pas basé sur la demande des consommateurs. En fait, les compagnies aériennes et les aéroports jouent un rôle dans l’attribution du nombre de vols pouvant arriver d’un pays particulier uniquement si le Canada a conclu un accord de « ciel ouvert » avec ce pays. Pour le moment, le Qatar n’est que permis atterrir quatre vols au Canada par semaine. Ce n’est évidemment pas idéal compte tenu de l’augmentation (bien que temporaire) de la demande de vols à destination et en provenance du Qatar.

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Cette même répartition arbitraire des vols s’applique à de nombreux autres pays, parmi lesquels de nombreuses destinations populaires pour le tourisme et le commerce. Par exemple, Dubaï aux Émirats arabes unis est également difficile d’accès. Les EAU n’ont droit qu’à sept Arrivées par semaine au Canada pour Emirates et Etihad Airlines.

Si le Canada devait ouvrir son ciel et accepter tous les vols entrants que le marché canadien pourrait prendre en charge, Air Canada ne serait pas la seule option de vol des voyageurs canadiens et l’augmentation de la concurrence qui en résulterait ferait très probablement baisser le prix des billets.

L’ouverture du ciel canadien aiderait également à diversifier les destinations des vols étrangers. Les Émirats arabes unis font voler leurs transporteurs nationaux principalement vers Toronto, car avec seulement sept atterrissages canadiens autorisés par semaine, il est logique de donner la priorité à Pearson par rapport aux alternatives. Mais si cette limite arbitraire était supprimée, les vols pourraient à la fois arriver et partir d’autres villes canadiennes où la demande du marché est suffisamment forte, mais pas aussi forte qu’à Toronto.

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Ces limites expliquent en grande partie pourquoi le Canada ne se classe pas très bien en matière de connectivité aérienne ajustée en fonction de l’économie. Selon l’Association du transport aérien international (IATA), nous nous classons au 32e rang mondial, sur la base des chiffres d’avant la pandémie de 2019. En fait, malgré des villes de classe mondiale comme Toronto, Montréal et Vancouver, nous n’avons aucune ville dans la connectivité aérienne top 20.

Changer notre approche des transporteurs internationaux devrait être une évidence étant donné l’immense avantage que cela apporterait aux consommateurs. Et le ciel ouvert n’est même pas une proposition aussi radicale : cela signifierait traiter tous les pays et leurs transporteurs nationaux de la même manière que nous traitons déjà 23 pays (bientôt 24 avec l’ajout de Inde) et les États membres de l’Union européenne. Pour ces pays, dont 10 dans les Caraïbes, l’accord de ciel ouvert permet à n’importe quel nombre de transporteurs d’exploiter des services directs et indirects entre le Canada et un autre pays, les compagnies aériennes choisissant les itinéraires qu’elles desservent, la fréquence de leur service et les prix de vols, sans aucune restriction. En termes simples, pour ces pays, nous laissons le marché et la demande des consommateurs décider de la fréquence des vols, et non le gouvernement fédéral. Mais si une approche basée sur le marché est suffisante pour 24 pays plus l’Europe, pourquoi ne l’est-elle pas pour tout des pays? Nous devrions laisser le marché décider où les Canadiens veulent voyager, à quelle fréquence et avec quel transporteur.

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Mais ouvrir notre ciel ne serait pas seulement une victoire pour les consommateurs canadiens. La connectivité aérienne croissante avec le monde présente également des avantages économiques. Selon l’IATA, la corrélation historique est qu’une augmentation de 10 % de la connectivité par rapport au PIB d’un pays est associée à une augmentation de la productivité du travail de 0,07 %. Pas une grande poussée mais ça vaut certainement la peine d’avoir.

L’ouverture de nos cieux favoriserait le commerce transfrontalier, le tourisme, les investissements et les flux de connaissances. Alors que nous recommençons tous à voyager dans un monde post-pandémique, ce serait le bon moment pour le Canada de moderniser ses règles et d’ouvrir son ciel pour de bon.

David Clement est directeur des affaires nord-américaines au Consumer Choice Center.

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