Le son d’une voix


David Henry Hwang Le son d’une voix est une histoire tragique racontée à travers les métaphores mythiques de la littérature japonaise. Cette pièce est la tentative de Hwang d’explorer certaines des émotions humaines les plus profondes et parfois contradictoires. Pour ce faire, il a créé deux personnages d’âge moyen très solitaires et les a placés dans une maison isolée, presque comme pour les regarder interagir alors qu’ils aspirent et repoussent simultanément les pouvoirs magnétiques de l’amour. Ses personnages féminins et masculins sont désespérément seuls, mais leur peur d’être psychologiquement gâchés par l’autre les empêche de s’abandonner définitivement à leurs besoins émotionnels.

Le son d’une voix a été produit pour la première fois sur une double affiche avec Hwang’s La Maison des Belles au Bois Dormant par Joseph Papp au New York Shake-speare Festival Public Theatre le 6 novembre 1983. Ces deux pièces constituaient un départ pour Hwang, qui s’était auparavant concentré sur des histoires sur les immigrants sino-américains et les problèmes auxquels ils étaient confrontés alors qu’ils tentaient de s’assimiler, ou s’adapter à la vie aux États-Unis. Les deux pièces se déroulent quelque part au Japon, et plusieurs critiques ont fait remarquer que le thème général de Le son d’une voix leur rappelle l’œuvre de l’auteur japonais Kobo Abe, notamment son Femme dans les dunes, qui a d’abord été publié sous forme de roman, puis adapté à l’écran.

Le son d’une voix est une pièce profondément émouvante avec une fin surprenante ou, plus exactement, choquante. Dans la pièce, les personnages de Hwang doivent affronter leurs peurs de vieillir, de ne jamais trouver l’amour et de ne jamais être réconfortés par l’intimité d’une relation longue et de confiance, le tout dans l’espace court mais intense d’un seul acte. Pour présenter une telle émotion dans un laps de temps court, Hwang avait besoin de créer un dialogue aussi précis que sobre, un exploit qu’il a accompli avec beaucoup de succès. L’impact dramatique de cette courte pièce est non seulement profondément ressenti, mais, selon de nombreux critiques, également très obsédant.



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