La Grande-Bretagne envisage d’imposer des tarifs sur 8 000 produits américains, y compris des articles surprenants comme des sièges de toilette, en réponse à une guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. Malgré l’optimisme du Premier ministre Sir Keir Starmer pour un accord, des mesures de rétorsion sont en préparation. Les conséquences économiques se font déjà sentir, avec une chute des marchés boursiers et des prévisions de ralentissement de la croissance du PIB britannique.
La Grande-Bretagne envisage des tarifs sur des milliers de produits américains
La Grande-Bretagne se trouve à un carrefour délicat, menaçant d’imposer des droits de douane sur pas moins de 8 000 produits en provenance des États-Unis, y compris des articles inattendus comme des sièges de toilette. Cette décision survient dans le contexte d’une guerre commerciale initiée par Donald Trump, qui a eu des répercussions majeures sur les marchés mondiaux, entraînant une perte stupéfiante de 2,2 trillions de dollars. Le Nasdaq, en particulier, a enregistré sa plus forte baisse depuis le début de la pandémie de Covid-19.
Le Premier ministre Sir Keir Starmer reste optimiste quant à la possibilité d’un accord avec le Président américain, mais a également préparé des mesures de rétorsion, y compris des taxes sur les importations de produits américains dans les semaines à venir. Le choc des tarifs imposés par Trump a provoqué une réaction violente sur les marchés boursiers, avec des traders stupéfaits par l’ampleur des prélèvements, même sur des alliés proches des États-Unis.
Une liste de produits ciblés et les conséquences économiques
Pour faire pression, le gouvernement britannique a commencé à établir une liste de produits américains susceptibles d’être touchés par des tarifs de représailles, avec une mise en œuvre prévue d’ici le 1er mai. Parmi les 8 000 articles, on trouve des motos Harley-Davidson, des whiskies célèbres comme Jack Daniel’s et Jim Beam, ainsi que des jeans Levi’s. D’autres produits tels que des aspirateurs, des chaussures de sport et même des baguettes pourraient également figurer sur cette liste.
Lors d’une récente réunion avec des leaders d’entreprise, Sir Keir a souligné que « rien n’est hors de question » et que le Royaume-Uni dispose de « leviers » pour influencer la situation. Cependant, il a également averti qu’il est essentiel d’éviter une escalade vers une guerre commerciale. En effet, le FTSE 100 a perdu 1,55 % de sa valeur, tandis que le FTSE 250 a chuté de 2,33 %, illustrant l’impact immédiat de ces tensions sur l’économie britannique.
Les retombées des tarifs américains se font sentir au-delà des frontières britanniques, touchant des entreprises majeures comme Apple, qui a vu sa valeur s’effondrer de 250 milliards de dollars, et Adidas, qui a subi une chute de près de 12 %. Des experts prévoient que la croissance économique britannique pourrait être affectée, avec un impact estimé entre 0,2 et 0,5 % du PIB dans les années à venir.