jeudi, avril 3, 2025

Découvrez vos véritables besoins caloriques journaliers : au-delà des 2.000 kilocalories

Une calorie mesure la chaleur nécessaire pour chauffer un gramme d’eau, mais a été remplacée par le joule en raison de son imprécision. En nutrition, on parle souvent de kilocalories. Les besoins énergétiques varient selon l’activité physique, avec des recommandations spécifiques selon l’âge et le sexe. La qualité des aliments est également essentielle, car des choix alimentaires transformés peuvent augmenter l’apport calorique. Des études précises, comme celles de l’université de Maastricht, renforcent ces observations.

L’article original a été publié pour la première fois sur Smart Up News.

Une calorie représente la quantité de chaleur requise pour augmenter d’un degré Celsius un gramme d’eau dans des conditions spécifiques. Toutefois, en raison de la variabilité liée à la pression atmosphérique, cette unité de mesure est peu précise. Pour cette raison, elle a été remplacée en 1948 par le joule (J), qui est une unité bien plus fiable.

Si vous souhaitez convertir des kilocalories en kilojoules, vous pouvez facilement le faire grâce à des outils disponibles sur Metric Conversions.

Malgré cela, le terme « calorie » reste largement utilisé dans les magazines féminins et dans le langage courant. Cependant, il est essentiel de noter qu’en nutrition, ce dont nous parlons réellement, ce sont des kilocalories (kcal), et non des calories.

Une autre source de confusion provient des directives établies par la FDA dans les années 1990. En se basant sur des enquêtes et des auto-évaluations, elle a déterminé un besoin énergétique quotidien moyen de 2 400 kcal, arrondi à 2 000 kcal par souci de ne pas inciter les femmes plus petites à consommer davantage. Cette information a été mise en lumière dans un reportage culturel de SWR intitulé « Le mensonge des calories : de combien d’énergie avons-nous vraiment besoin ? ».

En réalité, les enquêtes et auto-évaluations sont souvent peu fiables pour établir des recommandations nutritionnelles. Les individus ont tendance à exagérer ou minimiser leurs activités et leurs apports alimentaires.

Des résultats bien plus précis peuvent être obtenus grâce à des études mesurées, comme celles menées à l’université de Maastricht.

Une étude révélatrice : L’impact de l’activité sur les besoins caloriques

Lors d’une expérience à l’université de Maastricht, des participants ont passé sept heures dans des chambres de respiration de taille modeste, équipées de tout le nécessaire. Pendant cette période, connectés à des appareils de mesure et des électrodes, ils devaient reproduire une journée typique incluant des activités telles que travailler au bureau, faire des tâches ménagères, regarder la télévision ou pratiquer des sports. À partir des niveaux de dioxyde de carbone et d’oxygène, les chercheurs ont pu évaluer la consommation énergétique des participants.

Les résultats étaient clairs : plus une personne est active, plus elle dépense d’énergie.

Pour évaluer les besoins énergétiques individuels, on utilise un facteur connu sous le nom de niveau d’activité physique (PAL). En multipliant ce facteur par le métabolisme de base, on obtient une estimation des besoins caloriques quotidiens. Cependant, il est important de noter que le métabolisme de base lui-même est calculé à l’aide de formules approximatives tenant compte de divers éléments, comme la taille, le poids et la masse musculaire.

Les recommandations de la Société allemande de nutrition (DGE) indiquent qu’un travailleur de bureau peu actif a un PAL de 1,4, tandis qu’une personne engagée dans des activités physiquement exigeantes ou un entraînement intense peut atteindre une valeur de 2,5, augmentant ainsi les besoins énergétiques quotidiens à environ 2,5 fois le métabolisme de base.

L’importance de l’alimentation dans les besoins énergétiques

Pour cette raison, les experts s’éloignent progressivement de la fixation d’une valeur unique pour l’apport énergétique quotidien. Par exemple, la DGE fournit des valeurs moyennes pour les personnes de poids normal, non enceintes et non amputées.

En vieillissant, la masse musculaire diminue et l’activité physique s’amenuise, entraînant une baisse des besoins caloriques. Pour les hommes âgés de 51 à 64 ans, la DGE recommande un apport de 2 200 à 2 800 kcal/jour, tandis que pour les femmes, il se situe entre 1 700 et 2 200 kcal/jour.

Il est également crucial de considérer la qualité des aliments consommés pour satisfaire ces besoins caloriques. Une étude de l’Institut national de la santé (NIH) aux États-Unis, dirigée par Kevin Hall, a révélé que les participants avaient tendance à consommer plus de calories lorsqu’ils optaient pour des aliments hautement transformés.

Note : La version originale de cet article est parue sous le titre « Quel est vraiment notre besoin calorique » sur Smart Up News.

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